À l’heure actuelle, il difficile de déterminer avec exactitude le résultat final de la course à la chefferie du Parti Libéral du Québec.
Nous avons compilé quelques données sur la performance des différents candidats sur Twitter. Est-ce que ces chiffres pourront prédire le gagnant? Est-ce que la popularité d’un politicien sur Twitter est représentatif de sa popularité en général?
C’est ce que nous découvrirons dans quelques semaines!
Malgré leur popularité, les réseaux sociaux sont encore, en 2012, un terrain inconnu pour de nombreux dirigeants d’entreprise et de l’état. Il n’est donc pas surprenant, ce matin, de voir dans Le Devoir un article intitulé «l’état et les entreprises sont victimes des réseaux sociaux». Dans cet article, Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du Patronat, effectue un lien entre la difficulté des entreprises et de l’état à passer leur message et l’avènement des réseaux sociaux et nouveaux médias.
« Je m’attendais à ce que ce soit difficile de faire passer notre message dans la population, mais c’est devenu pire avec le temps » «L’arrivée d’Internet a amené l’explosion de médias sociaux où l’information se fait plus personnalisée, mais aussi beaucoup moins objective, rigoureuse et fiable» Yves-Thomas Dorval.
Cette déclaration est une démonstration du manque de compréhension que les entreprises et, surtout, les hauts dirigeants ont des réseaux sociaux. Ces espaces, tel que leur nom l’indique, sont des endroits de partage d’information, de diffusion de celle-ci et de discussion entre les intervenants de tous les milieux et de tous les âges. Les réseaux sociaux sont le parvis de l’église des temps modernes. L’endroit où se croisent rumeurs, information, discussion et débat. La différence est qu’au lieu de se retrouver seulement le dimanche, les internautes se réunissent aujourd’hui à toutes heures du jour ou de la nuit en ayant accès à un flux permanent d’information. Dans ce contexte, l’information est aujourd’hui une denrée commerciale à consommation rapide. Celle-ci est traitée et diffusée selon des règles d’éthique toujours aussi strictes mais avec une population gourmande de transparence, de variété et de débat. Il est vrai que les sources d’information n’ont pas toujours la même fiabilité mais il faut faire confiance aux citoyens qui savent et veulent faire leur propre sélection.
Le rôle des entreprises et des élus est donc de s’adapter. Cette adaptation qui a déjà eu lieu à d’autres époques, comme lors de l’apparition de la télévision ou de la radio, passe par la mise en place de nouvelles structures de communication plus flexibles, plus rapides et plus transparentes. Celles-ci permettront à l’état ou l’entreprise d’intervenir dans les réseaux sociaux en respectant les règles de ceux-ci, de structurer son message d’une façon claire et accessible, de répondre aux besoins de la clientèle efficacement et de surveiller ce qui se dit et discute à votre sujet sur le web.
Un réseau social est un canal de communication. Il n’a pas d’âme propre ou d’opinion. Il est défini par les intervenants qui s’y trouvent. C’est une responsabilité de l’entreprise de s’y présenter avec les bons outils, la bonne attitude et la bonne stratégie. Tous les médias ont leurs défauts mais l’essence même de la communication est de savoir s’y ajuster et de transformer, ce que Mr Dorval décrit comme une difficulté, en opportunité. Encore faut-il vouloir le faire….
Doit-on répondre aux questions que nous posent nos abonné(e)s à notre page Facebook ou à notre fils Twitter ? eMarketer publie les résultats d’un sondage sur la question :
leaving genuine questions, problems and complaints unanswered could leave customers feeling out in the cold—on a medium that is supposed to be all about dialogue.
de conclure eMarketer.
Le 15 septembre 2011, à 19h, Couche Tard fermait son dépanneur situé au coin des rues Jean-Talon et Iberville, à Montréal. Cette fermeture que l’employeur justifie par «le manque de rentabilité de la succursale» serait peut-être passé inaperçue si le dépanneur n’était pas syndiqué et que ses employés n’étaient pas en moyens de pression pour améliorer leurs conditions salariales.
Couche-tard l’a toujours reconnu. L’entreprise ne veut pas de syndicats dans sa cour en soutenant que cela minerait les résultats financiers de l’entreprise. Son président et chef de la direction, Alain Bouchard, le disait à mots à peine voilés dans une vidéo envoyé à ses employés en mars 2011.
Nous pourrions penser que les conséquences d’un acte aussi rapide pourraient être irréparables pour l’image de marque de l’entreprise. D’autant plus qu’une riposte a été rapidement organisée par des défendeurs de la cause syndicale. La page Facebook de Couche-Tard a 3619 adhérents, celle de «Boycottons Couche-Tard (Alimentation Couche-Toé)» 3148 personnes. La vidéo intitulée «La revanche des sloches» sur YouTube qui dénonce l’attitude de Couche Tard dans ce dossier, a été vu 20 446 fois entre le 15 et le 20 septembre 2011. Ces chiffres jumelés aux nombreux articles, reportages, entrevues et réactions médiatiques ont très certainement des répercussions sur la réputation de l’entreprise et son image de marque.
Cependant, la question à se poser est : «Quelles sont les conséquences réelles pour Couche-Tard ?»
Le dépanneur est un type de service qui ne nécessite pas de sentiment d’appartenance du client pour assurer sa rentabilité. Son chiffre d’affaire dépend de la compétitivité des prix, de la proximité de la clientèle, de la capacité de répondre à un besoin immédiat ainsi que de l’absence de concurrence directe. De plus, l’histoire moderne du Québec nous démontre que les appels au boycott n’ont que très peu ou pas d’effet comme dans le cas de Pétro-Canada ou Shell récemment. Par conséquent, les résultats financiers de l’entreprise ne souffriront pas de cette initiative à court terme.
De plus, l’entreprise, en prenant des mesures aussi drastiques, envoie un message clair à ses employés d’une façon qui « flirte » avec l’intimidation, mais qui a le don d’être clair «Syndicat = fermeture» Il sera donc intéressant de suivre également les effets de cette fermeture sur le processus de syndicalisation que désire mettre en place la CSN dans les dépanneurs de la chaîne.
Au cours des 10 dernières années, le niveau de syndicalisation dans le commerce de détail n’a presque pas bougé ayant passé de 19,8% en 2001 à 18,8% cette année comparativement à 13% en Ontario et dans le restant du Canada. Ce taux, le plus élevé en Amérique du Nord, est un indicatif de l’attachement des québécois envers les syndicats mais demeure insuffisant aux yeux des syndicats locaux qui aimeraient mettre la main sur les cotisations des nombreux employés de ces multinationales qui leur échappent telle que Couche-Tard, Wal-Mart ou McDonald pour ne nommer que celles-ci.
Cependant, les conséquences les plus néfastes de cette confrontation de la part de Couche-Tard pourraient affecter les administrateurs de la compagnie dans leurs relations avec leurs investisseurs et actionnaires. Lors de l’assemblée générale du 7 septembre 2011, une certaine dissidence avec les administrateurs a pu être noté de la part des actionnaire de classe B regroupant des entreprises telles que Fiera Sceptre, Hexavest, Industrielle Alliance, Jariloswsky Fraser, Investissements Standard Life, Natcan et le Fonds de solidarité de la FTQ et la caisse de dépôt. Ce genre de mauvaise publicité à tendance à irriter les actionnaires qui ne veulent pas se voir associés à ce genre de geste ou qui peuvent se retrouver en conflit moral important comme le fonds de solidarité de la FTQ par exemple.
Une mauvaise image de marque peut ne pas affecter directement les résultats économiques mais elle peut mettre en péril la stabilité organisationnelle d’une entreprise et devenir, très rapidement, un sujet de crise interne.
Ceux et celles qui sont impliqué(e)s dans des festivals que ce soit comme artiste, gérant, producteur ou organisateur ont tout intérêt à lire attentivement La technologie ne laisse pas les festivals en marge de Siham Jamaa dans le Réseau de veille en tourisme. Elle aborde l’utilisation des réseaux sociaux avant l’événement pour promouvoir, recruter des bénévoles, faire de la pré-vente ; pendant l’événement pour partager émotions, vidéos, photos. Elle parle aussi de l’avenir avec des capteurs qui permettront à la foule d’indiquer son humeur.
Nathaëlle Morissette de La Presse nous apprend à propos de Facebook dans son article Webtélé : en promo sur Facebook que :
Ce véhicule de promotion incontournable risque maintenant d’obliger les comédiens souhaitant décrocher un rôle dans une émission ou une websérie à répondre à un tout nouveau critère: avoir beaucoup d’amis sur Facebook.
Elle cite en preuve l’embauche du comédien Jean-François Mercier comme animateur d’Un gars le soir au canal V ou encore le succès d’un épisode de la série “L’expérience 11 règles”dans laquelle apparaissait Alexandre Champagne qui compte 15 000 ami(e)s sur sa page Facebook.Le producteur des Chroniques d’une mère indigne, Richard Jean-Baptiste, déclare :
Pour mon prochain projet, je vous annonce que je vais prendre en considération les pages Facebook des comédiens.
Autre exemple, les auteurs de Rekill un projet multi-plateformes d’action/science fiction veulent convaincre 100 000 personnes de devenir leur ami(e) Facebook pour convaincre des producteurs d’investir dans leur projet et ce, après avoir été refusé par le Fonds des médias du Canada.
Dans la même veine, mais cette fois-ci avec un simple site web, l’artiste Antoine Corriveau a été en mesure de récolter les 2 500 $ qui lui manquaient pour finaliser son album. Le site de l’artiste et le reportage dans Le Nouvelliste.
Selon une étude réalisée par le site iVillage et dont les résultats sont publiés dans eMarketer, les femmes préféreraient de beaucoup les sites et forums consacrés exclusivement aux femmes aux portails ou encore aux sites de réseautage à la Facebook. Quand on leur demande pourquoi elles fréquentent un site versus un réseau social, on apprend qu’elles utilisent les réseaux sociaux pour rester en contact avec leur ami(e)s et les membres de leur famille (74 %) ou encore pour se divertir (57 %) alors qu’elles préféreront fréquenter un site ou un forum féminin pour s’informer à propos de nouveaux produits (51 %) ou avant de faire un achat (47 %).
Une mise en garde : iVillage est justement un site consacré uniquement aux femmes. Cependant, les résultats de cette enquête confirment les recherches que j’ai réalisées sur l’utilisation des forums de discussion par les jeunes femmes enceintes et/ou mères de famille au Québec.
Selon une étude du Pew Internet Project, 21 % des internautes adultes américains ont utilisé les réseaux sociaux dans le cadre des dernières élections législatives. Voici le passage qui m’a le plus intéressé : Pourquoi l’ont-ils fait ? Il semble que le fait de socialiser avec les candidat(e)s et leurs militant(e)s étaient beaucoup plus importants que celui de s’informer.
D’une de mes sources d’information préférées, le CEFRIO, trois études sur l’utilisation d’Internet au Québec en 2010 :
L’INTERNET MOBILE AU QUÉBEC
Un usage quotidien
Des activités très diversifiées
LES JEUX SOCIAUX
WEBTÉLÉ
VIDÉOS EN LIGNE
PARTAGE DE PHOTOS EN LIGNE
TÉLÉCHARGEMENT DE MUSIQUE
LES MÉDIAS SOCIAUX
Un “restant de mythe” en train de voler en éclats : les réseaux sociaux, c’est pour les jeunes.
Une consultante américaine en relations inter-générationnelles, Laurent Kennedey de Age Lessons, et comScore ont étudié les habitudes de navigation de 3,8 millions de boomers qui sont aussi des aidants naturels (qui prennent soin de membres de leur famille). L’étude a entre autre démontré qu’ils fréquentent les réseaux sociaux 150 minutes par mois et font afficher 70 % plus de pages que la moyenne des internautes. Par ailleurs, les sites de réseaux sociaux les plus populaires sont Facebook (portée de 91 %), Linked In (37 %) et Twitter (21 %)
Selon la consultante, leurs motivations sont :
Which Baby Boomers Use the Most Social Media, Advertising Age.